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Les membres du secteur Auvergne en retraite le temps d’un week-end

C’est dans un lieu propice au ressourcement, petit « paradis » terrestre sous le soleil situé dans le Cantal sur les bords de la Truyère, le centre spirituel de la Pomarède, que vingt-six membres du secteur Auvergne ont choisi de vivre un week-end de retraite au mois de mars.

« Ne regardez pas la vie du balcon, mettez-vous en elle, Jésus n’est pas resté au balcon, il s’est immergé ; immergez-vous en elle comme l’a fait Jésus » (Pape François, JMJ, 2013). Tel était le cœur du thème abordé au fil des deux journées. Le père Caldelari, missionnaire du Sacré-Cœur, nous a invités à y être attentifs dans les multiples aspects de notre vie quotidienne, affective, familiale, professionnelle, relationnelle, spirituelle..., et à vivre nos engagements en étant « froid ou bouillant » mais en évitant « la tiédeur », en référence au livre de l’Apocalypse (3, 14-22).

Quelques réflexions entendues
— L’Amour ne supporte pas la tiédeur : il croît ou diminue comme le feu, et comme le feu il doit être alimenté, entretenu, sinon il devient cendre…. La tiédeur est le refroidissement de l’amour qui s’installe dans l’habitude puis dans l’indifférence. Celui qui n’arrose pas sa vie se dessèche.
— Parmi les symptômes de la tiédeur, il peut y avoir la fatigue, la maladie, la monotonie, voire l’activisme (parfois apostolique) où l’on abandonne « l’être » pour « le faire », où l’on préfère l’action à la présence ou la prière.
— Parfois, on soigne l’apparence, on perd de l’exigence, on justifie de la médiocrité, on recherche le juste minimum, on exorcise ses peurs… On ne vit plus sa vie, on l’entretient. Le regard des autres importe plus que celui de Dieu.

Quelques-unes des questions qui ont guidé nos échanges
1) Prenons-nous le temps de « faire nos racines » plutôt que du feuillage ? Savons-nous encore perdre du temps ? Acceptons-nous d’avancer lentement ?
2) Quels terrains choisissons-nous ? En montagne, on monte à petits pas, mais l’horizon petit à petit s’élargit. Tandis qu’on marche certes à grands pas dans la plaine mais l’horizon reste inchangé…
3) Sommes-nous capables de ne pas vouloir tout faire, de ne pas chercher la perfection ?
Zéro défaut, zéro péché, ça n’existe pas ! Savons-nous aller à l’essentiel ?
Si on est incapable de dire NON, on est incapable de dire OUI.
4) L’important n’est pas de faire mais d’être présent, d’exister pour l’autre : savons-nous multiplier les attentions à l’autre, les « Merci », « S’il te plaît » et « Pardon » ?
Le bon vin se partage !

Aude Sainfort, responsable du secteur Auvergne


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