Le 8 mars à Blois, une journée conviviale organisée par la région Centre a rassemblé une quarantaine de membres du MCC sur le thème de l’espérance.

En cette année jubilaire et après de (trop) nombreuses années sans se retrouver, 41 équipiers des villes de Tours, Blois et Orléans ont eu la joie de partager une magnifique journée conviviale en compagnie des responsables nationaux, Claire et Jean-Baptiste, sur le thème « Acteur d’Espérance : une volonté, un chemin ».

Le matin, un partage en équipes brassées était appuyé sur le texte d’évangile de la rencontre de Jésus avec la samaritaine. (Jean 4 v 5–15). Après un temps de lecture en groupe, puis personnel en silence, les tours de table ont permis à chacun de partager ses premiers regards sur :

  • Qu’est-ce-que l’Espérance ?
  • Comment Jésus nous parle d’Espérance ?
  • Comment faire grandir l’Espérance dans ma vie intérieure, dans mes responsabilités et dans le monde ?

Les réflexions de chaque table ont été affichées sur un grand tableau, puis regroupées par similitude sous les jolis mots « Humilité », « Collectif », « Spiritualité », « Bienveillance », « Action », « Sens ».

Claire et Jean-Baptiste nous ont ensuite présenté les grands changements à l’œuvre dans notre Mouvement, fruits de la démarche synodale initiée il y a 4 ans. Ce fut l’occasion d’un échange riche sur le besoin de régénération du MCC, avec en point d’orgue le pourquoi et le comment de son changement de nom.

Le copieux buffet partagé de la pause déjeuner fut l’occasion de poursuivre les échanges du matin.

L’après-midi, la parole fut laissée au Père James Whitaker pour un bel exposé sur l’Espérance chrétienne, avec comme support le petit livre très inspirant d’Adrien Candiard « Veilleur, où en est la nuit ? »

Dans un monde fragile, où les avancées scientifiques ne garantissent plus un avenir radieux, notre société exprime des symptômes de dépression collective avec une peur du lendemain, et cherche des solutions loin des valeurs chrétiennes. L’Église, confrontée à une crise profonde avec un faible nombre de pratiquants, doit faire face à la réalité d’une déchristianisation de la société occidentale.

Devant cette situation, l’Espérance chrétienne ne saurait être un retour nostalgique à un passé idéalisé, ni l’attente passive d’une intervention divine, ni encore un désintérêt pour la vie terrestre au profit d’une vie après la mort. Elle doit s’ancrer dans les réalités du monde, impliquer des actes héroïques de lutte quotidienne contre le mal, et se fonder sur la conviction de la présence divine constante. L’Espérance chrétienne se manifeste par l’amour que nous laissons derrière nous et par la promesse d’une vie éternelle qui commence dès aujourd’hui, transformant la mort en simple passage.

“Quoi qu’il en coûte, dans le bonheur et dans l’adversité, chaque jour de ma vie doit être une occasion d’aimer davantage ».

En clôture de la journée, après un temps de relecture personnelle, puis de partage en petits groupes, les participants se sont retrouvés dans l’église moderne de Saint-Joseph pour une prière collective. Ils ont pu s’imprégner des belles paroles entendues et repartir de cette journée avec le désir profond de vivre personnellement dans l’Espérance et d’en être les témoins dans notre monde.

Olivier Tiberghien, responsable de la région Centre